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Je déteste cette forêt, répond le fan.
Le papillon réfléchit quelques instants puis demande.
Je peux te ramener chez toi, mais avant cela, dis-moi, est-ce que tu es curieux ?
Je vais te montrer quelque chose, propose le papillon.
Il s'envole et Finlay le suit.
Ils arrivent alors à la lisière des bois à l'entrée d'un village.
Oh, je suis sûre que cet endroit est bien plus intéressant que ma forêt, dit Finlay en regardant autour de lui avec des yeux pétillants de joie.
Dans un pré, des poulains se poursuivent en galopant.
Des poneys mangent de l'herbe paisiblement, un grand cheval regarde passer Finlay.
Un peu plus loin, des vaches sont en train de pêtre dans un champ.
Des moutons et des agneaux sont couchés et se reposent.
Ils ont de la chance de vivre dans ce village !
Mais pourquoi sont-ils derrière ces barrières ?
Les hommes n'aimeraient pas qu'ils se sauvent, répond le papillon.
Continuons notre chemin.
Tous les deux se dirigent vers les maisons au toit rouge.
Les fenêtres sont illuminées par des lumières douces.
J'adore ce village, mais où sont les habitants ?
demande le jeune fan au papillon.
Regarde bien par ces fenêtres et tu les verras, répond le papillon.
En effet, Finlay aperçoit des hommes, des femmes et des enfants à l'intérieur des maisons.
Si, bien sûr, mais ces maisons sont leur habitation.
Ils doivent étouffer là-dedans !
Ils trouvent que leurs maisons sont confortables, et ils s'y sentent protégés par le toit et les murs.
Je ne sais pas si j'aimerais ça.
Chacun sa façon de vivre, Finlay.
Certains humains habitent dans des immeubles, d'autres dans des huttes, dans des iglous, dans des fermes, sur la mer ou même dans des grottes parfois.
Il repense aux chevaux dans les prés, aux vaches et aux moutons dans les champs.
Tu sais, explique le papillon, toi, avec ta jolie couleur brun clair et ton pelage tout doux, tu es adapté à la vie sauvage de la forêt.
Chacun vit où il doit vivre.
Tu es différent des poneys, des vaches, des moutons ou des humains.
C'est ce qui fait la richesse du monde.
Finlay comprend soudain que la forêt, c'est sa vraie maison.
Même si parfois il trouve que ce n'est pas parfait.
C'est là qu'il vit et qu'il a sa famille.
Allez, je te ramène à ta tanière, propose le papillon.
Il a hâte de retrouver sa maman et son papa ainsi que ses amis.
Quand il entre dans la forêt, entouré des grands arbres tranquilles, il se dit qu'il a beaucoup de chances de vivre là.